Parlement EuropéenUne trentaine de journalistes des rédactions des Radios Campus disséminées dans toute la France - dont moi - se rendra au Parlement Européen du 11 au 14 mars à Strasbourg. L'objectif de ce déplacement est de permettre un dialogue entre les députés européens et les étudiants français. Les journalistes seront chargés de réaliser des micros-trottoirs dans les universités auxquelles les radios sont rattachées, ils seront ensuite écoutés par des députés européens à qui nous tendrons également le micro pour receuililir leurs réponses. Le résultat de ces interviews sera diffusé sous forme de différentes capsules de quelques minutes sur toutes les Radios Campus pendant une semaine.
Radio Campus FranceVous pourrez suivre l'opération en me followant sur Twitter (@julesroques) ou en suivant le hashtag #RadioCampusUE et bien sûr sur les antennes de Radio Campus ! Cette opération est soutenue notamment par le Parlement Européen et Radio Campus France.
Article également publié sur www.radiocampusavignon.fr.
Après de longs mois d'attente le Comité Territorial de Marseille (CTA) m'a contacté pour me dire que la demande de fréquence avait été validée pour diffuser sur le 100.1 MHz, sur la bande FM entre RFM et France Bleu Vaucluse. C'est au milieu de la bande FM et c'est une excellente place. La puissance autorisée est de 100 watts, ce qui n'est pas très puissant mais c'est déjà pas mal pour de la temporaire.
L'installation fût longue et fastidieuse puisque dans une optique de réduction des coûts j'ai pris la décision de prendre en charge le transport IP du signal de notre studio jusqu'au site de diffusion au lieu de le laisser à notre prestataire qui le facturait trop cher. Comme nous avons fonctionné en webradio avec un serveur shoutcast depuis 2 ans et comme nous sommes un projet qui fonctionne avec des bénévoles et des étudiants, l'objectif était de ne pas rendre plus complexe la réalisation d'une émission en direct qu'elle ne l'était déjà. J'ai donc opté pour un petit Barix Exstreamer qui récupère le flux shoutcast de la webradio et qui coûte dans les 99$. Ainsi la radio pouvait continuer à fonctionner comme d'habitude, la seule chose qui changeait était que nous avions un auditeur supplémentaire : notre antenne.
Après l'installation de la fibre optique qui nécessitait de tirer un câble jusque sur le toit de l'immeuble par notre partenaire Numéricable, j'ai pu brancher le Barix en RJ45, relié en RCA à un traitement de son en XLR puis à un émetteur. Nous utilisons la même antenne que Radio Nova qui diffuse sur le 101 MHz. Après quelques tests il s'est avéré qu'à cause de la petite puissance autorisée, la diffusion en stéréo devenait vite de mauvaise qualité dès lors qu'on s'éloignait un peu trop de l'antenne ou qu'on se trouvait à l'intérieur d'un bâtiment. Du coup, afin d'utiliser au maximum le peu de puissance que nous avions, j'ai fait changer les réglages des signaux basses fréquences (BF) pour optimiser la réception.
Je me demandais donc s'il n'était pas plus intéressant d'avoir un bon signal mono puissant plutôt qu'un mono pas mal et un stéréo très moyen. Les signaux BF qui sont envoyés (avant modulation avec l'onde porteuse) ont une excursion de 75 kHz. Comme nous avons choisi d'utiliser le RDS pour afficher CAMPUS sur les postes, il y a déjà 4 kHz des 75 autorisés qui sont utilisés, du coup il reste 71 kHz pour l'audio, sauf qu'en stéréo on utilise encore de la ressource sur ces fameux 75 kHz puisqu'elle nécessite un pilote qui utilise 7,1 kHz. Du coup nos 75 kHz étaient utilisés comme suit :
- 63,9 kHz pour le son (85,17%)
- 7,1 kHz pour le pilote (9,5%)
- 4,0 kHz pour le RDS (5,33%)
Du coup, si nous passions en mono, le pilote serait supprimé et les 7,1 kHz du pilote seraient affectés au son et nous aurions eu une amplitude de 71 kHz (94,67%), du coup on nous aurait entendu de façon claire et sans grésillements beaucoup plus loin qu'en l'état actuel et le son serait plus fort. Sauf qu'il serait en mono et plus en stéréo.
Cette solution a finalement été retenue au sein de Radio Campus Avignon et nous avons abandonné le signal pilote de 19 kHz au profit d'un espace alloué à l'audio (en mono) plus important.
Après plusieurs mois de travail, je dépose enfin le dossier de candidature pour l'acquisition d'une fréquence temporaire pour Radio Campus Avignon auprès du Comité Territorial de Marseille (CTA) qui représente le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel (CSA) sur notre zone (Alpes-de-Haute-Provence, Hautes-Alpes, Alpes-Maritimes, Bouches-du-Rhône, Var, Vaucluse, Corse-du-Sud, Haute-Corse). Ce dossier repose sur l'explication du projet dans son ensemble (et de son historique) afin de détailler le plus précisément possible la nature des programmes qui seront diffusés sur la fréquence demandée. Après cela, il faut exposer les ressources financières de l'association et de quelle manière elle les a dépensées, puis mobiliser un maximum de soutiens auprès des acteurs de la vie locale (salles de concerts, théâtres, institutions, élus locaux...) pour justifier de l'intérêt que peut porter notre action sur un territoire donné. Par la suite, il faut fournir un certain nombre d'éléments techniques en rapport avec la diffusion : puissance d'émission, coordonnées GPS de l'antenne, le type d'antenne, etc... Ce dossier a pu être constitué notamment grâce à l'aide précieuse de Radio Campus France qui a apporté son expertise dans cette démarche.
Une fois ce dossier constitué puis envoyé, le CTA dispose de 3 mois pour donner une réponse au candidat. Si elle obtient une autorisation à la fin de ces trois mois, la station peut enfin démarrer une diffusion à partir de la date mentionnée sur l'autorisation. Il faut savoir qu'une radio temporaire ne peut pas diffuser au-delà de 9 mois, elle est obligée de soumettre un nouveau dossier de candidature. De plus, pendant cette nouvelle candidature, la radio n'a pas le droit d'émettre. Nous avons donc soumis une demande du 1er octobre 2012 au 31 mai 2013 - soit 8 mois - pour nous permettre de pouvoir candidater à nouveau en juin 2013 et ne pas perdre du temps inutilement à la rentrée.
Maintenant il ne reste plus qu'à attendre ; la décision devrait être publiée d'ici septembre 2012.
Si vous êtes encore dans les parages en cette fin d'année universitaire et que vous n'avez pas encore retrouvé vos parents dans des contrées lointaines, vous pouvez aller visiter la double exposition de Vik Muniz et Lawrence Weiner à la Collection Lambert. Ces deux artistes ont des pratiques très différentes mais rien ne les empêche de partager les couloirs de la Collection Lambert.
« Sigmund » (Pictures of Chocolate), 1997, c-print, 150 x 120 cm.Vik Muniz - Le musée imaginaire
Vik Muniz, né en 1961 à Sao Paulo au Brésil, est un artiste contemporain brésilien issu d'une famille défavorisée. Il décroche tout de même une bourse pourétudier les Beaux-Arts aux cours du soir. Un jour, grâce à un coup de chance - si l'on peut dire - il prend une balle perdue dans la jambe et pour éviter la prison, le tireur lui propose une somme d'argent qui va permettre à l'artiste de partir aux Etats-Unis.
Au premier étage vous pourrez découvrir une centaine d'oeuvres monographiques qui retracent les différents materiaux que Vik Muniz a utilisé pour réaliser ses créations. Il utilisera cependant toujours la même technique : utiliser un matériau pour recréer une image. Ainsi, on peut découvrir La Création d'Adam de Michel Ange réalisée uniquement avec des déchets(des chaînes de vélo, une remorque, des joints...), des visages d'enfants révélés par des grains de sucre ou encore une diva avec des milliers de diamants.
La plupart de ces créations sont réalisées dans le seul but d'être photographiées. C'est au moment de la prise du cliché que l'oeuvre se révèle par un angle de prise de vue très précis. On se rend compte de cela lorsque l'on se rend à l'Église des Célestins, place des Corps-Saints, car on peut découvrir une reproduction de Le Semeur de Van Gogh (elle-même copiée de Millet) réalisée avec de la lavande et des feuilles mortes. Du coup nous pouvons faire nous-mêmes l'expérience et se rendre compte que l'oeuvre réelle est assez difforme et qu'il suffit de prendre une photographie avec son téléphone pour révéler l'image. D'une certaine façon, au cours de cette exposition, nous avons réinventé le développement photographique en numérique.
Le festival d'Avignon approche à grands pas. L'association Avignon Festival & Cies - qui gère le OFF - en a profité pour faire la présentation de l'édition 2012 à la presse dans les jardins de la Maison Jean Vilar. Cette dernière présentera d'ailleurs très prochainement une exposition pour fêter les 100 ans de la naissance de Jean Vilar, fondateur du Festival d'Avignon comme nous le savons tous.
Cette conférence de presse a été assurée par Greg Germain, le Président d'AF&C ainsi que par Marie-Josée Roig, maire d'Avignon. Je m'y suis donc rendu pour Radio Campus Avignon.
Les informations qui ont été données sont restées assez classiques comme les dates du festival, le lieu du Village du OFF, le jour de la sortie du programme papier... Il a été rappelé l'importance du respect des règles concernant l'affichage notamment.
La plupart des journalistes locaux étaient présents avec notamment France Bleu, France 3, Raje, Vinci... et bien sûr Radio Campus Avignon.